L’Étau – Script Original

22,00

LP – Édition limitée : 300 copies.
Pochette gatefold, carton épais.
LP – Limited edition: 300 copies
Hard cardboard gatefold cover.

2021

Keith Tippett : piano, prepared piano, maracas
Michel Pilz : bass clarinet
Paul Rogers : 7 strings A.L.L.Bass
Jean-Noël Cognard : drums, percussion

La rencontre foudroyante de quatre musiciens d’exception.
The startling encounter of four exceptional musicians.

UGS : trAce 054 Catégorie :

Description

Face A
Premiers rôles
– duo TIPPETT / PILZ – 5:02
Les châtiments corporels – Quartette – 12:10
Le sens du drame – trio TIPPETT / PILZ / ROGERS – 3:25

Face B
Une vie dissipée – trio TIPPETT / ROGERS / COGNARD – 5:44
Pellicule sans caméra – solo PILZ – 2:10
Ne jamais gâcher l’espace – quartette – inclus un court extrait de “You Ain’t Gonna Know Me Cos You Think You Know Me” (Mongezi FEZA / OGUN publishing co) – 12:00
Round Midnight – duo PILZ / COGNARD – 3:00

Titres inédits enregistrés les 04 et 5 mars 2013 à l’Auditorium du Conservatoire de Châtenay-Malabry – Studio Pierre SCHAEFFER / France
Prise de son et Mixage : Patrick MÜLLER
Assistant son : Paul PERCHERON
Graphisme pochette et étiquettes vinyles : Mika PUSSE
Photographies et texte : Philippe RENAUD – IMPROJAZZ
Piano studio Pierre Schaeffer : Stephen Paulello
Batterie ASBA vintage & cymbales ZILDJIAN vintage

Co-production: Disques Bloc Thyristors/Trace label

Pour KEITH…
« Tu avais tellement peur de la mort, tu en parlais souvent… souvent avec lucidité, avec raison, mais cette crainte disparaissait bien vite lorsque tu t’asseyais au piano… Là, les démons s’évanouissaient, Les fantômes disparaissaient, la beauté s’installait… Ton piano, tu le caressais depuis si longtemps, à peine sorti de l’adolescence. En 1975, à Nancy, tu avais déployé près de cent pieds pour jouer ta musique, cette “Septober Energy “, l’énergie que l’on a à 28 ans, et déjà l’expérience des grands…
Plus récemment, on se retrouve dans les Pouilles avec tes amis italiens : Roberto Ottaviano, Riccardo Bergerone, Pino Minafra. Et ton frère, Bra Louis… et Julie… entre-temps, nous nous étions enfermés pour enregistrer ce qui deviendra l’Étau. Moi, j’écoutais, je fermais les yeux, ou je te regardais, ton visage, tes mains, cette élégance feutrée et cette poésie inégalable, ce rayonnement chaleureux inscrit dans une concentration extrême. “L’épatant Tippett” avait titré un journal au sujet d’un concert de Tapestry… C’était juste. Tu étais venu à Châtenay-Malabry suite à ma demande, tu avais gentiment accepté après une très courte hésitation, ne connaissant du quartet proposé que ton autre compère de Mujician, Paul Rogers. Michel Pilz et Jean Noël Cognard, le maître de cérémonie, t’étaient apparemment étrangers, en tout cas tu n’avais jamais joué avec eux deux. Mais l’entente fut immédiate. Écoutez “Premiers rôles”, un duo parfait. Avec humilité, tu insistais auprès de Jean Noël pour qu’il décide qui jouait avec qui, te pliant avec ce flegme légendaire à ses décisions… je t’avais demandé s’il était possible d’inclure un morceau de ces musiciens sud-africains exilés à Londres. Tu avais choisi “Sonia”, puis t’étais ravisé pour finalement jouer le thème de “You Ain’t Gonna Know Me Cos You Think You Know Me”, du même Mongesi Feza. Michel ne connaissait pas, alors tu as sorti un crayon, une portée musicale et tu lui as griffonné les notes…Je me souviens aussi d’une de tes phrases : “tout ce que l’on joue doit être enregistré et publié”. Ne rien perdre, ne rien gâcher, voilà l’un des principes fondamentaux de la musique improvisée. Parce rien ne sera jamais identique, l’instant fugace ne se renouvellera pas. Alors, grâce à Jean Noël et son complice Patrick Müller, voici gravé ce qui n’a pu l’être dans le coffret “Choses clandestines”, déjà bien consistant. Ce ne sont pas des “chutes”, bien loin de là, mais un bel hommage que l’on peut rendre à cet homme incomparable, que j’ai eu l’honneur de côtoyer à plusieurs reprises et qui a marqué ma vie d’amateur à tout jamais. Keith n’avait que 72 ans, mais ça musique est partie pour vivre l’éternité… » Philippe RENAUD – IMPROJAZZ
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To KEITH …
“You were so afraid of death, you spoke about it often… often with lucidity, with reason, but this fear disappeared very quickly when you sat down at the piano… There, the demons vanished, The ghosts disappeared, the beauty s ‘installed… Your piano, you caressed it for so long, barely out of adolescence. In 1975, in Nancy, you deployed nearly a hundred feet to play your music, this “Septober Energy”, the energy that one has at 28, and already the experience of the greats …
More recently, we meet in Puglia with your Italian friends: Roberto Ottaviano, Riccardo Bergerone, Pino Minafra. And your brother, Bra Louis… and Julie… in the meantime, we had locked ourselves in to record what will become l’Étau. I listened, I closed my eyes, or I looked at you, your face, your hands, this muffled elegance and this incomparable poetry, this warm radiance inscribed in an extreme concentration. “The Amazing Tippett” had a newspaper headline about a Tapestry concert … That was right. You had come to Châtenay-Malabry following my request, you had kindly accepted after a very short hesitation, knowing of the proposed quartet only your other friend of Mujician, Paul Rogers. Michel Pilz and Jean Noël Cognard, the master of ceremonies, were apparently strangers to you, in any case you had never played with them both. But the agreement was immediate. Listen to « Premiers Rôles”, a perfect duet. With humility, you insisted with Jean Noël so that he decides who played with whom, bending with this legendary phlegm to his decisions… I asked you if it was possible to include a piece of these South African musicians exiles in London. You chose “Sonia”, then changed your mind to finally play the theme of “You Ain’t Gonna Know Me Cos You Think You Know Me”, by the same Mongesi Feza. Michel didn’t know it, so you took out a pencil, a musical staff and you scribbled the notes for him… I also remember one of your sentences: “everything we play must be recorded and published”. Not to lose anything, not to spoil anything, this is one of the fundamental principles of improvised music. Because nothing will ever be the same, the fleeting moment will not be repeated. So, thanks to Jean Noël and his accomplice Patrick Müller, here is engraved what could not be in the box “Clandestines”, already quite substantial. These are not « drops”, far from it, but a beautiful tribute that we can pay to this incomparable man, whom I had the honor to meet on several occasions and who marked my life as an amateur forever. Keith was only 72 years old, but that music is gone to live on forever … ” Philippe RENAUD – IMPROJAZZ

Informations complémentaires

Poids 650 g

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