Guillaume Loizillon – Impostures

8,00

CD – trAce 011 – 1999

Guillaume LOIZILLON vit et travaille à Paris. Compositeur et musicien attiré par tous les autres médias, maître de conférences au département musique de l’université Paris 8. Musiques électroniques, improvisation, poésie, installations sonores et rencontres intercultu-relles : c’est ce parcours tout à fait personnel mené dans ces différentes directions qui caractérise le travail de cet artiste.
Guillaume LOIZILLON lives and works in Paris, composer and musician attracted by all the other media, lecturer at the music department of Paris 8 University. Electronic music, sonic arts, improvisation, poetry, installations and intermedia meetings :it is a completely personal course carried out in these various directions which characterizes the work of this artist.


Track listing:
Nymphe amie

Hasard objectif
Série
Menace
Redon-danse (dense)
Localisation
Vitesse de l’oubli
La taupe
Sale affaire
Action commerciale
Petite guirlande à méditer soi-même
Trousse de survie
Chant d’honneur
Imposture en blanc
Logomanie
Oiseau de moyenne augure
Ni cieux ni lettres
Analogie

UGS : trAce 011 Catégorie :

Description

Musicians: Etienne Brunet, Laurent Saïet, Franck Grosmaire, Anne Gouraut, Hélène Avice, William Bird, Benjamin Ritter, Guillaume Loizillon.

« Autant vous le dire tout de suite, Imposture est un titre imposteur. Évidence d’un véritable travail sur l’interaction que mots et sons entretiennent, Imposture ressemble bien à sa jaquette: le sexe d’une femme, photographié puis dupliqué sur toute l’étendue des trois volets et recolorisé, si bien qu’il en devient abstrait, vidé de son sens, épuisé à force de n’être pas érotique. Une image trafiquée montre le passage de l’organique et du sulfureux au motif, au papier peint. Il en est de même du travail de Guillaume Loizillon sur la multi-dimensionalité du son : texture et couleur se donnent en écoute pour elles-mêmes, pour elles seules, débarrassées dans un premier temps de sens immédiat. Point de signification cachée, la seule règle est l’écoute absorbante, la plongée en apnée dans l’intimité du timbre, la caresse de la peau du son, de son grain. Sur cette musique sensuelle et évocatrice, viennent mourir des mots à peine formés, des sons encore inorganisés, numérisés parfois, des sons d’avant la naissance du mot intelligible : éructation, effet d’annonce, lacunes et bégaiements, détournements sémantiques, silence rompu et regretté… Les emprunts littéraires ne sont d’ailleurs pas anodins : Marcel Duchamp, Carl Gustav Jung, Julien Blaine, les maîtres de l’informulé.
Le dispositif musical – minimal, tendu et déterminé – allie acoustique, électronique et informatique. Il permet la rencontre émouvante des mots-simulacres et des sons faux-semblants, des duperies sonores et des calembours bruitistes. L’ensemble demeure parfaitement servi par les musiciens Etienne Brunet, Laurent Saïet, Frank Grosmaire, Anne Gouraut. Guillaume Loizillon invente ici la métonymie du bruit, la synecdoque de la clarinette, la prétérition de la contrebasse…
Comme la peau du lait oublié sur le feu : mélange de gourmandise et de doux dégoût; le disque fonctionne ainsi. “Comme la rencontre d’une machine à coudre et d’un parapluie sur une table d’opération” (Lautréamont), le disque s’écoute ainsi. » S. H., Octopus

 

Informations complémentaires

Poids 88 g

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